du côté de Libreville…

•5 juin 2009 • Laisser un commentaire

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Gabon: Décès du secrétaire général de province de l’Ogooué-Lolo

•5 juin 2009 • Un commentaire

Le secrétaire général de province de l’Ogooué-Lolo, Alfred Georges Ndong Bibang s’en est allé le lundi 1er juin écoulé à l’hôpital militaire de Libreville, des suites d’une maladie qui l’a terrassé après environ six mois de lutte, a-t-on appris de source officielle à Koulamoutou

La nouvelle parvenue le même lundi de pentecôte dans la capitale provinciale de l’Ogooué-Lolo, où il exerçait aux côtés du gouverneur de la province, Pascal Yama Lendoye, a laissé l’ensemble de l’administration kouloise et ses collaborateurs, pantois et sans voix.

Le gouverneur de la province a trouvé juste des mots pour vanter le savoir-faire de son collaborateur direct et surtout la complicité professionnelle qui commençait à s’établir entre eux

 »Nous avons travaillé pendant un an, c’était un garçon bien, un bosseur, il était à la hauteur, même étant malade il faisait toujours bien son travail, et c’est moi qui ai tout fait pour qu’il se rende à Libreville se faire soigner, mais il ne cessait de m’appeler pour me dire M. le gouverneur je vais revenir, je lui ai dit restez à Libreville où il y a des spécialistes, mais lui disait j’ai envie de travailler à vos côtés, d’apprendre, je suis énarque, mais à vos côtés c’est un autre apprentissage », a-t-il témoigné

 »Il y a trois semaines il m’a dit qu’il allait venir, je souffre de vous savoir seul avec ce volume de travail, son voeu c’était d’être à mes côtés il a toujours dit qu’il appréciait ma manière d’évacuer les dossiers et ma rigueur, lorsqu’il rédigeait mes discours il trouvait que j’avais toujours quelque chose à faire reprendre et il me disait vous faites reprendre à un énarque des passages et moi je lui disais, tu fais un discours littéraire mais moi je fais de la politique et de la littérature et on riait, on reprenait », a-t-il relaté

La mort, une fois de plus, a emporté un originaire de la province du Woleu-Ntem en service dans la province. En juin 2008, c’est le Préfet de Mulundu à Lastourville, Luc Akoué qui avait tiré sa révérence

Source : AGP

Le ministre Blaise Louembé sur les sites où des travaux sont prévus

•5 juin 2009 • Laisser un commentaire

Le ministre gabonais des Finances (…) Blaise Louémbe, fils de l’Ogooué-Lolo, en compagnie de son collègue du développement (…), Anaclet Bissiélo, a visité dimanche dernier à Koulamoutou les sites devant abriter certains chantiers prévus dans le cadre des fêtes tournantes 2010 dans l’Ogooué-Lolo.

blaise-louembet

 »J’entreprends une visite de routine pour voir l’évolution des travaux, nous avons pêché lors des dernières fêtes tournantes en commençant les travaux en retard. Nous avons donc demandé aux entreprises de débuter déjà ceux relatifs aux deux châteaux d’eau et à l’agrandissement de la station de pompage de la SEEG  », a expliqué M. Louémbé.

Au cours de cette visite, le ministre a également apprécié l’avancement des travaux de réhabilitation de la route Koulamoutou – Lastourville.

De même, il s’est rendu sur le tronçon Koulamoutou – Lébonguy, où s’effectuent des travaux de bitumage par la société Soco BTP, exprimant sa satisfaction sur l’avancement de ce chantier.

la gare de Lastourville

•27 mai 2009 • Laisser un commentaire

Le transgabonais : Débuté en 1973, le tracé long de 710 kilomètres qui relie Libreville à Franceville, en suivant la voie historique de la vallée de l’Ogooué fut le théâtre d’importants travaux afin d’ouvrir une tranchée dans la fôret et y établir une plate-forme stable au traves de profonds marécages et d’une topographie tourmentée. La voie atteigni Ndojlé en décembre 1978, Booué en 1983, Lastourville en 1985. Le 30 décembre 1986 l’arrivée en gare de Franceville du premier train concluait l’entreprise.

Il est certain qu’une telle réalisation a eu des impacts sur l’environnement. La déforestation et l’assainissement ont touché de 8 à 10 ha par km de voie posée. Les terrassements ont été de l’ordre de 60 000 à 100 000 m3 au km selon le relief. L’une des conséquences positive fut de permettre, à la faveur des coupes ouvertes, la découverte d’un riche patrimoine archéologique préhistorique insoupconné, vieux de près de 300 000 ans et d’un des plus vastes ensembles de gravures rupestres de plein air d’Afrique sud-saharienne

les raisons du classement des grottes de Lastourville au patrimoine mondial

•26 mai 2009 • Un commentaire

vue d'une grotteDes recherches archéologiques attestent la présence de chasseurs cueilleurs dans la grotte de Pahon. Dans les coins les plus reculés et les plus obscurs de cette cavité, ces hommes à la lumière de torches, préparaient du poison végétal qu’ils appliquaient sur les pointes de flèches en pierre utilisées pour la chasse. Ce sont les premières fouilles archéologiques réalisées dans un contexte forestier sempervirent pour l’ensemble du bloc forestier d’Afrique centrale. La grotte de Pahon a abrité des cérémonies rituelles de l’Age de la pierre comme certaines cavités de Lastoursville accueillent encore de nos jours des rites initiatiques.

Les grottes ont été toujours utilisées par les populations anciennes et actuelles ; elles sont des lieux de cérémonie, de sépulture et autres pratiques rituelles telles le « Ndjobi » (danse initiatique) ; le site se caractérise aussi par la situation surprenante des occupations humaines, toujours au-delà de la lumière naturelle et loin de l’entrée de la grotte.

Seul endroit au monde en forêt tropicale, découvert, datant de deux milliards d’années. Présence de voûtes de 100 à 150 mètres de haut. Un karst tropical sous forêt dans des roches aussi anciennes et l’existence de cavités exceptionnellement grandioses constituent des phénomènes naturels des plus remarquables.grotte

Site karstique évoquant l’histoire géologique de la terre sur 2 milliards d’années, ce bassin présente des caractéristiques significatives de processus géologiques en cours.
Les composants distinctifs naturels aussi bien que les témoignages culturels des Grottes de Lastoursville sont durablement en place. Les grottes sont protégées par des traditions anciennes transmises de génération en génération. La grotte de Paoun, par exemple, fut pour les chasseurs-cueilleurs un endroit particulier pour des pratiques médico-magiques. La forêt constitue pour ces sociétés, Pygmées et Bantu, à la fois l’habitat, le lieu de vie et la sphère culturelle et spirituelle de leurs croyances. Ce paysage prend encore toute son importance devant la menace de disparition de la culture Babongo (Pygmée).
Ces formations dolomitiques érigées par la nature sont difficiles d’accès, empêchant ainsi le développement d’actions humaines de destruction. L’absence de voies de communication et le sous-peuplement relatif de la région sont aussi favorables à la préservation de l’intégrité du site.
En tant qu’exemples représentatifs, d’une part, de processus géologiques en cours et d’éléments géomorphiques ou physiographiques d’une grande signification et, d’autre part, des phénomènes naturels remarquables ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles, les valeurs des Grotte de Lastoursville sont proches de celles des sites de la Zone de nature sauvage de Tasmanie ou des Réserves de forêts ombrophiles centre-orientales de l’Australie.
On peut comparer aussi le site karstique de Lastoursville à d’autres sites karstiques comme le Parc national de Gunnung Mulu (Malaisie) avec un pic karstique très haut, et le Parc National de Phong Nha -Ke Bang (Vietnam) dominé par un karst datant de 400 Millions d’années.

les grottes de Lastourville au patrimoine mondial de l’UNESCO

•26 mai 2009 • Laisser un commentaire

Les grottes de Lastoursville constituent est un paysage culturel associatif, occupant une superficie de 9.000 hectares. Elles se situent dans la zone forestière dense du centre-est, deuxième zone climatique équatoriale de transition du centre du Gabon. La région est uniformément couverte de forêt. C’est la région de la grande forêt dite des « Abeilles », zone occupée par une forêt primaire non encore entamée par l’homme. Cette monotonie forestière est parfois interrompue par l’existence de savanes.

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La région est traversée d’est en ouest par l’Ogooué, fleuve qui draine dans son bassin d’importants affluents : la Sébé et la Lassio à droite ; la Leyou et la Lolo à gauche. Entre autres, la chute de Doumé, dont les rapides de Sessengué et de Matemo entrecoupent le profil du fleuve. Elle constitue avec le Sud-Gabon les deux régions karstiques du pays. La formation dolomitique de Lastourville, de type francevillien, est un bassin sédimentaire, en majeure partie grésopélitique, présentant en particulier des formations carbonatées à caractère dolomitique. Sur une aire de 150 km², ont été identifiées, près de 35 cavités réparties dans 4 zones à concentration : Lihouma, Lastoursville, Kessipougou et Bambikani.

Deux ensembles structuraux dominent la région, à savoir le massif du Chaillu (socle granito gneissique d’âge précambrien inférieur) et le bassin de Lastoursville, appelé francevillien à cause d’une ressemblance de faciès avec celui de Franceville. Les seuls affleurements dolomitiques sont les falaises qui bordent la ville de Lastoursville et qui sont à l’origine des grottes de la région (falaise de Lipopa et de Voudi). La rencontre de ces deux ensembles structuraux provoque un relief tourmenté.

Lastourville

•25 mai 2009 • Laisser un commentaire

Lastourville est une ville du Gabon, situé dans la province de l’Ogooué-Lolo.

Le site, appelé autrefois Mandji, fut atteint par Savorgnan de Brazza en 1877.

François Rigail de Lastours, ingénieur des mines, le baptisa Madiville (ce qui signifie ville de l’huile), au cours de sa mission dans l’ouest africain, le 9 juillet 1883. Il créa également les premiers postes coloniaux entre Ndjolé et Madiville. Bien placé sur les berges de l’Ogooué, ce point stratégique permettait de stocker les provisions des expéditions. Rigail de Lastours mourut 2 ans plus tard, le 17 juin 1885, d’un accès de paludisme.

C’est le capitaine de frégate Pradier qui obtint, en 1886, que Madiville prenne le nom de Lastoursville.

Lastourville